Liste des contributions des membres d’Essaim freudien.

Les contributions

Quand le passé frappe à notre porte à l’improviste…

Quand le passé frappe à notre porte à l’improviste…

Un goût, un mot, un lapsus, et soudain le passé revient.
Non pas comme un souvenir, mais comme une présence.
Freud appelait cela la réminiscence : ce qui insiste quand la parole a manqué.
Entre la madeleine de Proust et le divan de l’analyste, une même vérité apparaît : la poésie n’appartient surtout pas aux poètes.
Elle surgit chaque fois que la langue échappe à ceux qui croient la maîtriser.

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Au-delà du phallus : La jouissance Autre entre mystique et sentiment océanique

Au-delà du phallus : La jouissance Autre entre mystique et sentiment océanique

Il existe une jouissance qui ne vient pas de l’objet mais de son manque. Freud en pressentait déjà l’énigme, Lacan en tirera les conséquences avec la notion d’objet a et de jouissance Autre. Entre mystique, sentiment océanique et non-rapport sexuel, ce texte explore cette étrange vérité du désir humain : ce n’est pas l’objet qui nous fait jouir, mais la perte qui le met en mouvement.

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L’enfer du devoir

L’enfer du devoir

Dans la Bible, Caïn répond à Dieu après avoir tué son frère : « Suis-je le gardien de mon frère ? »
Cette question inaugure peut-être l’un des drames les plus profonds de la civilisation : celui du devoir.
Car plus l’homme obéit à l’impératif moral, plus le surmoi se fait exigeant et cruel.
Dans nos sociétés d’abondance, la jouissance ne passe plus par l’objet, mais par sa privation.
De Caïn à l’anorexique, la psychanalyse révèle ainsi l’envers paradoxal de la morale : l’enfer du devoir.

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Le prix du désir

Le prix du désir

Et si la seule faute véritable n’était pas de transgresser la loi, mais de céder sur son désir ?
La psychanalyse ne nous promet ni innocence ni maîtrise. Elle révèle au contraire que le sujet est divisé, traversé par un inconscient qui le déborde. Pourtant, c’est là — au cœur même de cette division — que s’ouvre l’espace de la responsabilité.
Ne pas céder sur son désir n’a rien d’un héroïsme romantique. C’est une exigence éthique. Une position. Un engagement sans garantie.
Car vivre selon son désir a un prix.
Et c’est peut-être là que commence la dignité du sujet parlant.

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La nostalgie de la toute-puissance : économie libidinale du narcissisme contemporain

La nostalgie de la toute-puissance : économie libidinale du narcissisme contemporain

Sommes-nous tous devenus narcissiques ? Ou bien avons-nous simplement plus de mal qu’autrefois à aimer sans nous perdre ? En revenant à la distinction freudienne entre Moi idéal et Idéal du moi, ce texte propose une lecture économique du narcissisme contemporain : réseaux sociaux, identités blessées, politique du miroir. Et si le véritable enjeu n’était pas moral mais libidinal ? Et si, derrière nos débats actuels, persistait la nostalgie d’une toute-puissance infantile jamais vraiment abandonnée ?

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Sur la non-coïncidence structurale du sexuel

Sur la non-coïncidence structurale du sexuel

La découverte freudienne de la vie amoureuse du névrosé ne décrit pas une pathologie marginale ; elle met au jour une structure. Ce que Sigmund Freud isole sous les noms de « courant tendre » et de « courant sensuel » ne relève pas d’une dissociation accidentelle mais d’une non-coïncidence constitutive. L’amour et le désir ne s’additionnent pas. Ils se manquent.

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La « Mum »-ification

La « Mum »-ification

Ce n’est pas parce que l’hystérie a été effacée des nomenclatures qu’elle a cessé d’opérer. Elle poursuit son œuvre, silencieuse et tenace, sous des formes plus respectables : sainteté, expertise, virtuosité discursive. Elle ne crie plus dans les amphithéâtres de la Salpêtrière ; elle officie désormais dans les lieux consacrés du savoir, aidée par ses prêtres et ses séminaristes. Elle n’est plus symptôme spectaculaire : elle est devenue institution.

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La vertu de ne pas vivre

La vertu de ne pas vivre

Il existe chez le névrosé une pente constante, opiniâtre, presque respectable tant elle est bien habillée : une pente ascétique. Elle ne se présente pas sous la forme caricaturale du rigorisme religieux ou de la morale déclarée. Elle est bien plus efficace. Elle se loge au cœur même de ce que le sujet appelle sa « raison », sa « mesure », sa « maturité ».
Le névrosé ne cherche pas le plaisir. Il cherche à n’avoir rien à perdre.

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Du père tout puissant au père déchu : le déplacement lacanien

Du père tout puissant au père déchu : le déplacement lacanien

Pourquoi la vérité est-elle si centrale chez Jacques Lacan ? Non parce qu’elle serait démontrable, ni parce qu’elle relèverait d’un savoir vérifiable, mais parce qu’elle constitue la condition même du lien. La vérité lacanienne n’est pas de l’ordre de la preuve : elle est de l’ordre de la parole. Elle ne se constate pas, elle s’adresse. Elle ne s’accumule pas, elle s’énonce. Ce qui fait autorité, chez Lacan, ce n’est donc ni la science ni l’expertise, mais une parole engagée, une parole qui met en jeu un sujet — et qui, pour cette raison même, peut produire un effet de pacification.

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“Tout rêve est réalisation de désir.”

Sigmund Freud