Cas cliniques
Clinique lacanienne – Chapitre IV – La dictature intérieure
Et si ce qui nous commande le plus sûrement n’élevait jamais la voix ?
Dans un monde où tout semble permis, où l’objet est à portée de main, une autre loi s’installe — plus discrète, plus intime, plus exigeante. Le sujet contemporain ne ploie plus sous l’interdit, il s’épuise à répondre à une injonction sans visage, à une dette sans créancier. Il ne jouit plus de ce qu’il possède, mais de ce à quoi il renonce.
Ce texte explore cette mutation silencieuse : celle d’un surmoi devenu invisible, et d’autant plus implacable qu’on le croit disparu.
Clinique lacanienne – Chapitre III – La peau de chagrin
Il est des souffrances que nous croyons subir, et qui pourtant nous tiennent.
Des blessures qui, loin de nous détruire, nous préservent d’un effondrement plus profond encore.
Le symptôme appartient à cette étrange catégorie :
il enferme — et néanmoins protège,
il appauvrit — et néanmoins soutient.
Clinique lacanienne – Chapitre II – Dostoïevski : le parricide et le destin du symptôme
Chez Dostoïevski, le symptôme ne cède pas.
Freud y reconnaît la marque d’un désir coupable, retourné contre le sujet.
Mais la répétition persiste, et avec elle une part irréductible.
C’est là que s’ouvre une autre perspective :
le symptôme n’est pas seulement à interpréter,
il est aussi ce avec quoi le sujet tient.
Clinique lacanienne – Chapitre I – Introduction générale
Le symptôme ne dit pas seulement quelque chose.
Il insiste.
Avec Lacan, le langage ne révèle plus une vérité cachée :
il marque le corps, il divise le sujet, il laisse des traces.
Clinique lacanienne part de là.
Du point où parler ne libère pas — mais engage.
« Ce que je n’ai pas dit » – Version intégrale et enrichie
« Ce que je n’ai pas dit » met en scène un face-à-face imaginaire entre Freud et Lacan, entre chair et lettre, entre plainte et structure.
Freud accuse Lacan d’avoir transformé la psychanalyse en machine froide, un nouvel organicisme où le sujet se perd ; Lacan revendique sa logique, son style, son vide.
De ce duel vibrant naît une question laissée au public : que faisons-nous de ce qui n’a jamais été dit ?
« Ce que je n’ai pas dit » – Acte V – La couture
La lumière est chaude, presque dorée. Le miroir fissuré laisse passer un rai de lumière plus franc. L’étoffe est étalée au sol entre Freud et Lacan. Ils tiennent chacun un pan. Le public sent que le dialogue touche à un point culminant.
« Ce que je n’ai pas dit » – Acte IV – L’étoffe dépliée
Lumière : un faisceau frappe le miroir. Freud tire lentement quelque chose d’invisible. Peu à peu, une longue étoffe sombre glisse au sol, bruissante. Lacan s’est levé. Il regarde avec méfiance, mais aussi une curiosité qu’il ne cache pas.
« Ce que je n’ai pas dit » – Acte III – Le fil tendu
La lumière est plus basse. On sent une fatigue dans l’air, mais aussi une tension qui ne se relâche pas. Freud reste près du fauteuil, Lacan sur le divan. Le miroir brisé capte à peine la lumière, comme s’il écoutait.
« Ce que je n’ai pas dit » – Acte II – Le transfert et l’oubli
La même pièce. Le miroir brisé semble désormais traversé par une lumière plus chaude. Freud est assis sur le divan, regard tourné vers le plafond. Lacan marche lentement en cercle. Il ne fume plus.
« Ce que je n’ai pas dit » – Acte I
Vienne. Une pièce vide. Un fauteuil. Un divan. Un miroir brisé dans un coin. Freud entre, l’air fatigué mais ferme. Lacan l’attend déjà, debout, cigare tordu à la main, sourire contenu. Ils se saluent sans mots. Le dialogue commence.
“Voilà la grande erreur de toujours : s’imaginer que les êtres pensent ce qu’ils disent”
Jacques Lacan









