Liste des contributions des membres d’Essaim freudien.

Les contributions

De Freud à Lacan : de la lettre au chiffre !

De Freud à Lacan : de la lettre au chiffre !

Lu dans le journal cette semaine :
« Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. »
Une phrase sèche. Dure. Un constat glaçant. Elle fait partie de ces formules que l’on entend régulièrement dans les médias, scandées comme un mantra de la conscience civique. Elle est proférée comme un cri — pour réveiller, pour alerter. Mais si l’on se demande ce qu’elle dit véritablement, on se rend compte qu’elle n’est pas si simple.

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Du déchet au sacré : l’ambivalence de la figure analytique

Du déchet au sacré : l’ambivalence de la figure analytique

Il est des paradoxes fondateurs dans la clinique lacanienne, et celui-ci en est un : le saint, figure de salut et de transcendance, se fabrique toujours à partir du rebut. Ce n’est pas tant l’élévation qui fait le saint, mais bien l’abaissement. Le déchet — ce que Lacan nomme le reste, ce qui tombe de l’opération signifiante — devient l’étoffe du sacré.

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C’est peine perdue pour votre auréole : le diable refusera toujours de se faire baptiser !

C’est peine perdue pour votre auréole : le diable refusera toujours de se faire baptiser !

Kierkegaard nous prévient : si l’on comprend le christianisme, il n’y a plus de christianisme. Ce dernier est paradoxe. Il n’a de consistance que dans l’incompréhensible. Il en va de même pour la psychanalyse : dès lors qu’on croit la maîtriser, qu’on la réduit à une technique d’interprétation ou d’objectivation, elle disparaît comme expérience.

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« Wo es war, soll Ich werden » : entre assomption cartésienne et division lacanienne du sujet

« Wo es war, soll Ich werden » : entre assomption cartésienne et division lacanienne du sujet

La célèbre formule freudienne « Wo es war, soll Ich werden » a suscité de nombreuses interprétations, souvent tributaires de la conception que l’on se fait du sujet en psychanalyse. À rebours de certaines lectures existantes, cet écrit soutient que Freud n’y appelle pas à l’avènement du sujet de l’inconscient mais à un renforcement défensif du Moi. C’est Lacan, en retravaillant cette formule, qui en subvertit le sens pour y loger l’instance du sujet barré, marqué par la coupure signifiante. Nous examinerons cet écart entre Freud et Lacan à partir des figures du je cartésien, du Moi freudien, et du sujet lacanien.

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De Lacan aux maîtres stoïciens : la pratique de la coupure comme opérateur de style

De Lacan aux maîtres stoïciens : la pratique de la coupure comme opérateur de style

Il arrive que certains gestes échappent aux catégories sous lesquelles on s’efforce de les ranger. Ainsi en va-t-il de la coupure lacanienne. Ce geste, qu’on croit souvent clinique, est avant tout un enseignement. Non pour transmettre un savoir, mais pour provoquer une séparation, par laquelle le sujet cesse de répéter et devient capable d’inventer un style propre — dans sa parole, dans son existence.

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Du refoulement à ciel ouvert : figures cliniques d’une époque sans symptôme

Du refoulement à ciel ouvert : figures cliniques d’une époque sans symptôme

Le désir, dans sa forme freudienne, ne vise pas à devenir le père, mais à tuer le père avant que celui-ci ne vous tue. Il ne s’agit pas d’assumer une place mais de survivre à celle qu’on vous impose. Or, dans notre modernité saturée de transparence, ce désir ne rencontre plus de résistance. Ce qui, hier encore, se déguisait sous les habits du symptôme se donne aujourd’hui sans fard, avec une franchise déroutante.

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Du souffle poétique à la rigueur psychanalytique : entre présence et perte

Du souffle poétique à la rigueur psychanalytique : entre présence et perte

« Le poète jouit de cet incomparable privilège d’être à sa guise lui-même et autrui », écrivait Baudelaire. Il y a, dans cette formule, toute l’ambiguïté d’une parole qui ne s’enracine pas uniquement dans le sujet, mais qui le déborde, le traverse, l’altère. Car à travers le poète — comme à travers le prophète — parle une voix qui vient d’ailleurs, une parole surgie d’un lieu Autre.

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L’inconscient et la poésie : une dialectique du désir

L’inconscient et la poésie : une dialectique du désir

L’inconscient n’a malheureusement rien de poétique. Ses manifestations, qu’il s’agisse des rêves, des lapsus, des mots d’esprit ou des actes manqués, surgissent toujours de manière inopinée, provoquant malaise et gêne, tout en révélant ces désirs inavouables que le sujet, dans sa vigilance diurne, s’efforce de refouler. La psychanalyse, en encourageant l’association libre, vise justement à lever les résistances internes qui s’opposent à cette règle fondamentale. Le psychanalyste, pour sa part, est ce sujet supposé savoir ce qu’il en est de ses propres résistances, un guide fragile face à l’opacité du langage de l’inconscient.

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La gerbe du vieillard et l’impossible sublimation

La gerbe du vieillard et l’impossible sublimation

Dans l’ordre du fantasme, la sublimation apparaît comme un idéal, une échappatoire aux tensions du conflit psychique. Le poète, nous dit Freud, rêve en plein jour : il prend son désir pour la réalité, offrant à nos esprits fascinés la perspective d’une élévation possible, d’un dépassement des affres de la sexualité. Pourtant, dans la réalité, la gerbe du vieillard est avare et haineuse.

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“Tout rêve est réalisation de désir.”

Sigmund Freud