Liste des contributions des membres d’Essaim freudien.
Les contributions
L’inconscient et la poésie : une dialectique du désir
L’inconscient n’a malheureusement rien de poétique. Ses manifestations, qu’il s’agisse des rêves, des lapsus, des mots d’esprit ou des actes manqués, surgissent toujours de manière inopinée, provoquant malaise et gêne, tout en révélant ces désirs inavouables que le sujet, dans sa vigilance diurne, s’efforce de refouler. La psychanalyse, en encourageant l’association libre, vise justement à lever les résistances internes qui s’opposent à cette règle fondamentale. Le psychanalyste, pour sa part, est ce sujet supposé savoir ce qu’il en est de ses propres résistances, un guide fragile face à l’opacité du langage de l’inconscient.
La gerbe du vieillard et l’impossible sublimation
Dans l’ordre du fantasme, la sublimation apparaît comme un idéal, une échappatoire aux tensions du conflit psychique. Le poète, nous dit Freud, rêve en plein jour : il prend son désir pour la réalité, offrant à nos esprits fascinés la perspective d’une élévation possible, d’un dépassement des affres de la sexualité. Pourtant, dans la réalité, la gerbe du vieillard est avare et haineuse.
Freud, Lacan et la question du sujet
Au théâtre, le sujet de l’énonciation est l’acteur, tandis que le sujet de l’énoncé est le dramaturge. Cette distinction permet de poser un cadre pour penser la place du sujet en psychanalyse. Mais si Lacan a redéfini cette question en termes de structure langagière, Freud, lui, proposait une autre division : celle du principe de plaisir et du principe de réalité.
Le « ne » explétif : trace d’un manque et matrice des aphorismes lacaniens
Lacan n’a cessé de montrer que le langage n’est pas un simple instrument de communication, mais qu’il structure l’inconscient lui-même. Parmi les phénomènes grammaticaux qui permettent de saisir cette idée, le « ne » explétif occupe une place singulière.
Le poids du destin et le sens des symptômes
Nous croyons être définitivement exemptés du destin d’un homme d’être marié et bon père de famille, idem pour une femme. Malgré l’évolution très progressiste de nos mœurs, notre surmoi, dernier représentant de l’autorité parentale, demeure un affreux conservateur, d’une sévérité redoutable….
DE L’OBSCENITE SCOPIQUE CONTEMPORAINE
Dans le monde postmoderne d’internet et des réseaux sociaux où règne la prolifération hasardeuse et débridée d’un imaginaire la plupart du temps coupé de tout discours et où la surenchère de l’image prétendrait faire sens et autorité et donc se suffire à elle même, il...
Lacan est-il l’envers de la psychanalyse ? Sur le discours de l’hystérique…
Sur le discours de l’hystérique : comment il enseigne aujourd’hui le psychanalyste ?
Pourquoi rien n’irrite plus un homme qu’une femme qui danse ?
Au 16ème siècle à Strasbourg, une femme sort de chez elle avec son nourrisson dans les bras, se rend au Pont du Corbeau (Pont des Supplices à l’époque) et jette le nouveau-né dans la rivière : n’ayant plus de lait après de multiples grossesses, elle ne pouvait plus nourrir son bébé.
D’UN AMOUR QUI NE SERAIT PAS DU SEMBLANT ?
S’abandonner à corps perdu dans les abysses d’un espace ouvert à l’infini, un horizon sans limites, une ligne de fuite exponentielle et dévorante : s’affranchir d’une jouissance phallique terne, réglée, régulée : voilà comment on pourrait résumer le séminaire Encore
Que reste-t-il de nos amours ?
l’amour ça ne se décrète pas, que ça nous tombe dessus, que ça nous pique sans prévenir, que ça nous rend malade, que ça nous met parfois minable, que ça nous met toujours en échec et surtout que ça fait très mal à notre petite jouissance : vous vous rendez compte, seul l’amour arrive à fissurer l’impérialisme de notre jouissance
“Tout rêve est réalisation de désir.”
Sigmund Freud









